Carlos Ruiz Zafón nous plonge au coeur d'une Barcelone d'apres la guerre civile.
Ce jeune Catalan est un prodigieux raconteur d'histoires. Si vous avez le malheur de lire les trois premières pages de son roman, vous n'avez plus aucune chance de lui échapper. Il vous expédie à Barcelone en 1945 et vous présente un garçon de dix ans qui se prépare à accomplir un rite initiatique: accompagné par son père dans une gigantesque bibliothèque qui n'aurait pas déplu à Jorge Luis Borges, le petit Daniel Sempere doit «adopter» un livre au hasard. Sa main innocente s'attarde sur un volume mystérieux,
L'ombre du vent, signé par un auteur non moins énigmatique, Julián Carax. Il ignore encore que sa vie entière sera dominée par la quête de cet écrivain maudit, qui a grandi sur les Ramblas dans les années 1920, avant de s'exiler à Paris, puis de s'évanouir sans laisser de traces. Il faudra attendre la fin du livre pour découvrir la vérité. Entre-temps, vous aurez déambulé pendant près de quarante ans dans les rues d'une étrange Barcelone qui ressemble un peu à la Lisbonne de Fernando Pessoa. Vous serez tombé amoureux d'une sublime aveugle et de Penelope, pauvre petite fille de milliardaire. Vous aurez assisté à la résurrection d'un clochard génial. Vous aurez aperçu plusieurs fois un spectre sans visage. Et le plus sanguinaire de tous les policiers, une brute abjecte prête à servir tous les régimes, depuis les anarchistes jusqu'aux franquistes, vous aura fait mourir de peur.
Plus de 500 pages.. mais on les devorent en qlq jours.